septembre 10 2016

Once upon a time – Chapitre 1

Les yeux plissés, elle lutait contre la lumière intense qui arrivait jusqu’à elle. La nuit avait été longue. Le corps tout engourdi par la fraicheur du matin, elle frotta ses vêtements plein de terre en se levant.
Les premiers oiseaux de la saison commençaient à chanter quand elle décida de se remettre en route. Elle remballa toutes ses affaires dans son gros sac à dos et enfourcha son âne.

La lumière verdie par l’épais plafond de feuilles, la forêt s’étendait à perte de vue. Ce terrain humide abritaient des créatures très peu connues et dangereuses. Malgré tout, elle avançait et le bruit des sabots sur la terre était presque sourd. Le pas lent, la route se faisait sentir sur les articulations de l’animal et il fallait bientôt s’arrêter. Une petite ouverture dans les branches laissait appercevoir le ciel d’un bleu fascinant.

De là où elle était, on pouvait voir la ville luxuriante et imposante de Dalaran. Toutes ces années à en entendre parler et pourtant, elle était bien différente de ce qu’on lui avait décrit. Cette ville flottante était une vraie forteresse ! Perchée à des centaines de mètres au dessus du sol, elle accueillait les héros aux coeurs les plus courageux. Allongée dans l’herbe contre son âne, elle contemplait la cité légendaire. Une vie meilleure l’attendait peut être là bas, mais pour le savoir il allait enore falloir marcher plusieurs heures et convaincre pas mal de personnes de sa combativité.

En s’enfonçant dans les bois, la lumière se raréfia. Tournant la tête de tous les côtés pour chercher de quoi se rassurer, elle se heurta à une vue qui l’effraya. Une ombre immense et fine la dominait, flottant dans les airs comme un fantôme. Sous le coup de l’émotion, elle poussa un cri. L’âne se mit à courir et renversa la jeune aventurière qui tomba en arrière et, bouche bée, contempla la chose.

Un elfe immense se dressait devant elle, le regard interloqué de voir une telle créature dans ses terres. Elle se releva sur ses courtes jambes et frotta la terre de son pantalon.
–  » Que fais tu par ici? Ne sais-tu pas que le mal dévore tous ceux qui s’aventurent seuls dans ces forêts?
– Je marche en direction de la Ville. Tu as fait peur à mon âne, à cause de toi, il s’est enfui et a emporté avec lui toutes mes provisions. Quelle idiotie t’as poussé à venir jusqu’à moi? Je ne crains pas du tout le mal. »

L’elfe regarda le petit être qui parlait fort la tête haute et esquissa un sourire.
-« Bien sûr, tu ne crains rien. Ta race fait de bons combattants et les rangs d’Azeroth remercient les Dieux d’avoir les Gobelins avec eux ! »
La gobeline serra les poings et pointa l’elfe du doigt:
-« Ma race est de loin bien supérieure à la tienne. Vous êtes des petites princesses dans vos souliers de soie, ne se préoccupant que de l’image que vous renvoyez. Je n’ai que faire de tes remarques qui n’ont aucune valeur pour moi. On dit qu’à Lune d’Argent, les êtres chevauchent de gros pigeons. Au moins vous avez réussi à vous allier avec des animaux à votre niveau intellectuel. »

Fière d’elle, la gobeline tourna les talons et pris l’unique sac tombé de son âne. Après l’avoir lancé par dessus son épaule, elle marcha le long de la route la tête haute et faisant bouger à chaque pas son bassin d’un côté puis de l’autre.
La ville était maintenant tout près, elle y arriverait peut être avant le lendemain au soir si elle accélérait le pas. Il lui faudrait beaucoup de persuasion pour avoir une chambre à l’auberge maintenant que son or était parti sur un canasson.



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Ecrit 10 septembre 2016 par Madame Crustacé dans la catégorie "Mes "Il était une fois" à moi

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