octobre 14 2016

Minerva : Chapitre 1

De noble naissance Minerva a toujours été bercée à la lumière de la lune. Priant pour être protégée par les Dieux, ses parents la présentaient tous les jours aux rayons du soleil. Elle apprit le maniement des épées non sans mal avec ses frères dans la cour du château.

Au jour de sa majorité, elle fut présentée au Grand Conseil pour le test de la révélation. La salle était immense et malgré les fenêtres qui inondaient la pièce de lumière, elle sentait le froid de la peur l’envahir. Le Haut Conseil présenta les sept artefacts sacrés. Le bâton issu du Grand Chêne éternel symbolisait la magie de la nature. À côté était présenté la faux enchantée de la magie profane. Sur le dernier pilier de la magie était posé le grimoire de la magie divine. En tournant la tête de l’autre côté de la pièce, elle aperçut les armes légendaires : L’arc du Centaure, l’épée du roi Arthur, le croc de l’Archidruide Malfurion, médaille du justicier Robin du Bosquet. Elle serra les poings et s’avança vers le grimoire en espérant.

L’épais livre sembla trembler et se souleva légèrement. Les yeux brillants elle regarda le grand conseil. Sa peur s’effaça et elle se sentait s’éloigner des armes. Un grand mage vint lui céder un grimoire ancien en la bénissant. Son rituel était achevé et elle traversa la salle en direction de la sortie avec soulagement. Au moment de quitter le cercle des objets, une grande lumière se fit dans la salle. Son corps se figea et lentement elle se retourna pour regarder la source.

L’épée du grand roi voltigeait au-dessus de son pilier et tout le Conseil s’était levé ébahi. Boule au ventre, elle chercha un regard ami dans les tribunes mais tous étaient rivés sur l’objet. Le haut sage lui demanda de lui de saisir l’épée. Elle pensait pourtant sans être bien sortie. Démunie, elle s’avança vers l’arme et l’attrapa à deux mains. L’épée brilla de plus belle et la lumière sembla entrer dans ses mains. Une grande chaleur lui brûla les poignets et la lumière s’éteignit doucement. Éblouie et sonnée, elle regarda ses mains. Des marques dorées s’étaient dessinées sur ses mains et ses bras, sculptant comme des écrits divins en elle. L’épée et elle ne faisaient plus qu’un.



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Ecrit 14 octobre 2016 par Madame Crustacé dans la catégorie "Mes "Il était une fois" à moi

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