Les vagues sur le sable noir

Il n’y a pas de moment plus apaisant que cet instant où les vagues viennent se briser sur le sable. Une infinité de petites particules d’eau formant une immensité qu’est un rouleau, une vague.

Si on s’arrêtait de respirer un instant et qu’on regardait encore et encore cette vague. Ce tout petit morceau d’instant. Cette vague là parmi tout ce qui existe au monde. Une chose tellement petite au monde et pourtant tellement grande pour ces grains de sable encore humides de la dernière vague. Le temps est comme arrêté, las. L’eau est en mouvement à l’intérieur de la vague et pourtant on dirait qu’un monstre arrive lentement vers nous. On trouverait presque ça apaisant de regarder cette eau avancer. Mais la violence de l’impact sur le sol est si fort que le bruit est assomant. Un changement complet d’écosystème pour ceux qui vivent entre ces molécules.

Nous regardons ça de façon apaisante. Comme une grande respiration qui nous bercé.  La mer avance puis recule et recommence à avancer. Cette immensité d’eau réagit finalement comme un être qui pourrait nous paraître être notre tout et qui nous observe en respirant lentement. Cette respiration est à la fois douce et rassurante, et forte et assourdissante. Quand on est petit comme nous le sommes, cet être est ce que nous connaissons de plus fort au monde. Et en son sein on se repose, on a confiance en son apaisante respiration en laquelle on trouve un réconfort presque humain. C’est la mer, notre mère.

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